Le Graveur Scott 🎵 Rencontre avec Quentin 💡⚙️ | Monsieur Vinyl
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Le Graveur Scott 🎵 Rencontre avec Quentin 💡⚙️

Place Ă  la jeunesse ! Dans le cadre de son DiplĂ´me Universitaire de Technologie, Quentin – et l’ensemble du pĂ´le entrepreneuriat et tutorĂ© – travaille depuis deux ans sur un projet baptisĂ© le « Graveur Scott » qui compte ramener encore un peu plus le vinyle dans le 21ème siècle. Un projet centrĂ© essentiellement autour de la gravure Ă  l’unitĂ© Ă  destination des disquaires et des artistes (entre autres). Je suis allĂ© Ă  sa rencontre afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cet ambitieux projet. Et vous allez voir que les idĂ©es sont nombreuses…

 

Monsieur Vinyl : Bonjour Quentin !

Quentin : Bonjour Monsieur Vinyl !

M.V. : Tu travailles actuellement sur un projet autour du vinyle, mais qui ne concerne pas uniquement le support vinyle en lui-mĂŞme. Et tu fourmilles de projets… D’oĂą tu viens ? Quelle est ta passion ?

Q : Je suis Ă©tudiant entrepreneur, je suis en deuxième de DUT GĂ©nie MĂ©canique et Productique Ă  l’IUT Nancy-Brabois. Mes passions c’est la musique, mais c’est celle qui est venue le plus tard. Mes deux premières passions restent l’automobile et l’histoire. La musique au dĂ©but, je m’y intĂ©ressais pas du tout. J’Ă©coutais les classiques que mon père m’avait fait dĂ©couvrir : Metallica, AC/DC, Blink-182 ou encore The Presidents Of The United States Of America. Puis, des amis m’ont fait dĂ©couvrir la vague Neo-Metal, Limp Bizkit d’abord puis Slipknot. Je me suis vraiment crĂ©Ă© ma culture musicale et, dĂ©sormais, c’est une vĂ©ritable passion.

M.V. : Tu collectionnes à côté ?

Q : Au dĂ©part, je devais avoir une cinquantaine de CD. Puis, un jour, j’ai reçu une notification concernant la sortie de la version 20ème anniversaire de l’album « Ixnay On The Hombre » de The Offspring, une magnifique version en vinyle dorĂ©. Je me suis dit « wow, il est vraiment classe, il me le faut ! » Puis, dans la foulĂ©e, je me suis achetĂ© une platine. Et maintenant j’ai pratiquement une centaine de disques en moins de deux ans.

 

M.V. : Aujourd’hui, on est lĂ  pour parler d’un projet que tu es en train – très sĂ©rieusement – de mettre en place. C’est pas mal d’heures de travail et de conception. PrĂ©sente-nous ce projet.

Q. : D’abord, je tiens Ă  dire que je ne suis pas seul sur ce projet. Historiquement, en 2017, j’avais achetĂ© un disque Ă  un disquaire qui venait d’ouvrir Ă  Nancy, le School Bar Atelier (gĂ©rĂ© par Jean-Claude Passetemps). Dans sa boutique, il y avait un disque de AC/DC que je voulais vraiment, mais je n’avais pas les moyens. Je lui avais alors demandĂ© si il pouvait me le mettre de cĂ´tĂ©. Il m’a dit « prends-le, je te fais confiance, et lorsque tu passes dans le coin et que tu as les moyens de l’acheter, tu viens me le payer. » Ça m’a vraiment touchĂ©. Lorsque j’ai eu les moyens de me l’offrir, je suis revenu en boutique avec ce disque pour le payer. Ce mĂŞme jour, j’avais apportĂ© ce disque en cours dont le thème Ă©tait la dĂ©coupe laser. Je me suis dit : « ce serait quand mĂŞme sacrĂ©ment cool de graver des disques… »

De fil en aiguille, j’ai rĂ©flĂ©chi, j’ai effectuĂ© des recherches. J’ai d’abord dĂ©couvert que ça existait dĂ©jĂ . Vestax avait lancĂ© sur le marchĂ© quelque chose de similaire avec le Vinyl Recorder T-560. J’ai constatĂ© Ă©galement que cela Ă©tait proposĂ© de manière artisanale, Ă  l’instar de Yado Vinyl. Je me suis Ă©galement renseignĂ© sur la dĂ©coupe laser, j’ai dĂ©couvert le travail d’entreprise de Rebeat Innovation. Ă€ ce moment lĂ , j’ai trouvĂ© le sujet intĂ©ressant. En parallèle, je savais que j’avais un projet tutorĂ© Ă  prĂ©senter en DUT, oĂą je comptais aller. J’ai donc conservĂ© dans un coin de mon esprit le projet de construire un graveur.

Puis, j’ai rencontrĂ© Clovis Passetemps, le fils de Jean-Claude, qui – entre temps – avait repris la boutique School Bar Atelier pour la renommer Shellac Records. Je lui ai parlĂ© de ce projet, afin qu’il en fasse partie. Une manière pour moi de remercier son père pour ce qu’il avait fait. Ensuite, j’ai rencontrĂ© La Face CachĂ©e, L’Autre Canal, ou encore Metz en Scènes, et ça a pris de l’ampleur. Actuellement, on dĂ©veloppe ce projet Ă  plusieurs.

M.V. : Tout cela est donc collaboratif.

Q. : Tout Ă  fait, je ne suis pas seul dans ce projet. Aujourd’hui, on peut distinguer deux Ă©quipes : l’Ă©quipe tutorĂ©e d’un cĂ´tĂ© – que j’ai initialement crĂ©Ă©e lors de ma première annĂ©e de DUT – composĂ©e de Amyn El Ouaer, Enzo Esteves et Hugo Poutot. De l’autre, l’Ă©quipe du projet entrepreneurial – le pĂ´le oĂą je me situe – composĂ©e de Maxence Di Cristofano, ThĂ©o Fernandez et Lucas Trussardi. Dans chaque Ă©quipe, il y a des compĂ©tences variĂ©es ; mĂŞme si on vient tous du mĂŞme endroit, on a tous un parcours diffĂ©rent. Je remercie au passage M. VINCENT, mon professeur de l’IUT, qui m’a fait dĂ©couvrir un organisme venant en aide Ă  ceux qui ont des projets d’entrepreneuriat. Au passage, je remercie Ă©galement tous les chargĂ©s de projet, et plus particulièrement Bertrand qui s’occupe de mon dossier.

M.V. : LĂ  oĂą c’est intĂ©ressant dans ce projet, c’est l’ajout de plusieurs unitĂ©s qui vont se greffer Ă  ce graveur. Parles-nous justement de la manière dont tout cela peut se dĂ©velopper.

Q. : L’idĂ©e principale c’est d’intĂ©grer, autour de ce graveur, d’autres acteurs afin de proposer quelque chose de plus massif. Le but actuel est de crĂ©er un rĂ©seau de graveurs de vinyles, dĂ©veloppĂ©s par nos soins, et le mettre Ă  disposition gratuitement aux disquaires indĂ©pendants, Ă  travers un fonctionnement de partage de bĂ©nĂ©fices, afin qu’ils puissent l’utiliser pour graver des disques sur mesure. Par exemple, graver une playlist, un livre audio, un podcast ou des albums de groupes indĂ©pendants tout en rĂ©munĂ©rant l’artiste et la personne qui en aura effectuĂ© le mastering. Ce n’est pas seulement un appareil de gravure mais surtout un outil de travail en gĂ©nĂ©ral. Ă€ l’heure actuelle, on rĂ©flĂ©chit Ă  y intĂ©grer un lecteur de carte bancaire en fonction des besoins des disquaires.

M.V. : Et comment comptes-tu approcher les disquaires indépendants à ce sujet ?

Q. : Le but dans un premier temps, c’est de dĂ©velopper la machine. Les deux premières machines automatisĂ©es qui vont ĂŞtre fabriquĂ©es seront mises Ă  la disposition des deux disquaires qui me soutiennent actuellement, Ă  savoir La Face CachĂ©e Ă  Metz, et Shellac Records Ă  Nancy. Une fois justement les machines dĂ©veloppĂ©es, le but c’est d’organiser un Ă©vĂ©nement pour faire dĂ©couvrir mettre en place tout le système, que cela fonctionne au bouche Ă  oreille en passant par des groupes comme Soutiens Ton Disquaire, pour que les gens adhèrent Ă  tout ça.

 

M.V. : Qu’en est-il des matrices qui vont servir de support indispensable Ă  ce graveur ?

Q. : Je me suis dĂ©jĂ  renseignĂ© Ă  ce niveau, en effectuant des devis. Vu que l’on grave des disques vierges, les matrices seront toutes les mĂŞmes puisque, au final, il y a un seul modèle de matrice Ă  rĂ©aliser. Du coup, cela simplifie largement les choses.

M.V. : MalgrĂ© les prĂ©mices du projet, j’effectue un parallèle avec Third Man Records, fondĂ© par Jack White aux États-Unis, qui propose la gravure sur vinyle d’un enregistrement de concert effectuĂ© quatre heures auparavant. Est-ce que l’on peut imaginer le ‘Graveur Scott’ emprunter le mĂŞme chemin ?

Q. : Toute cette partie avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© en rĂ©flexion, et elle est dĂ©sormais intĂ©grĂ©e au projet. J’ai dĂ©couvert après coup que Jack White proposait ce service pour son label. Pour le ‘Graveur Scott’, cela est d’ailleurs venue assez vite ; j’ai eu cette mĂŞme idĂ©e lors d’un concert donnĂ© par le groupe SuĂ©dois In Flames à L’Autre Canal. Ă€ un moment, le chanteur – Anders FridĂ©n – a discutĂ© avec le public. Je trouve que ce sont ces moments qui font le charme d’un concert. C’est dommage d’avoir perdu trace de celui-ci et de n’avoir pas pu le populariser.

M.V. : Ultime question, lorsqu’on parle vinyle, on parle Ă©galement de l’illustration de la pochette, de la sous-pochette, le graphisme en gĂ©nĂ©ral,… Peux-t’on imaginer intĂ©grer ces domaines artistiques au ‘Graveur Scott’ ?

Q. : À nouveau, à ce sujet, il y a des idées assez innovantes pour pousser la personnalisation du disque au maximum. Pour le moment, je garde de côté ces idées en attendant de développer le projet.

M.V. : En cette annĂ©e 2020, le ‘Graveur Scott’ va donc voir le jour…

Q. : Tout Ă  fait. De Mars Ă  Septembre, nous allons travailler sur le graveur final avec Ă©normĂ©ment d’Ă©lĂ©ments ajoutĂ©s, Ă  savoir un dĂ©but de plateforme en ligne pour y intĂ©grer des fichiers audio, tous les systèmes de gravure, l’intĂ©gration des systèmes innovants dont on a l’idĂ©e, afin de ramener davantage le vinyle dans le 21ème siècle.

M.V. : Merci Quentin ! On se retrouve bientĂ´t afin de suivre l’Ă©volution de tout ça !

Q. : Merci Ă  toi !

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