Le Graveur Scott 🎵 Rencontre avec Quentin 💡⚙️ | Monsieur Vinyl
4372
post-template-default,single,single-post,postid-4372,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,paspartu_enabled,paspartu_on_bottom_fixed,qode_grid_1300,vss_responsive_adv,vss_width_768,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-17.2,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.6,vc_responsive
Quentin & Monsieur Vinyl (Projet Graveur Scott)

Le Graveur Scott 🎵 Rencontre avec Quentin 💡⚙️

Place Ă  la jeunesse ! Dans le cadre de son DiplĂ´me Universitaire de Technologie, Quentin – et l’ensemble du pĂ´le entrepreneuriat et tutorĂ© – travaille depuis deux ans sur un projet baptisĂ© le “Graveur Scott” qui compte ramener encore un peu plus le vinyle dans le 21ème siècle. Un projet centrĂ© essentiellement autour de la gravure Ă  l’unitĂ© Ă  destination des disquaires et des artistes (entre autres). Je suis allĂ© Ă  sa rencontre afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cet ambitieux projet. Et vous allez voir que les idĂ©es sont nombreuses…

 

Monsieur Vinyl : Bonjour Quentin !

Quentin : Bonjour Monsieur Vinyl !

M.V. : Tu travailles actuellement sur un projet autour du vinyle, mais qui ne concerne pas uniquement le support vinyle en lui-mĂŞme. Et tu fourmilles de projets… D’oĂą tu viens ? Quelle est ta passion ?

Q : Je suis Ă©tudiant entrepreneur, je suis en deuxième de DUT GĂ©nie MĂ©canique et Productique Ă  l’IUT Nancy-Brabois. Mes passions c’est la musique, mais c’est celle qui est venue le plus tard. Mes deux premières passions restent l’automobile et l’histoire. La musique au dĂ©but, je m’y intĂ©ressais pas du tout. J’Ă©coutais les classiques que mon père m’avait fait dĂ©couvrir : Metallica, AC/DC, Blink-182 ou encore The Presidents Of The United States Of America. Puis, des amis m’ont fait dĂ©couvrir la vague Neo-Metal, Limp Bizkit d’abord puis Slipknot. Je me suis vraiment crĂ©Ă© ma culture musicale et, dĂ©sormais, c’est une vĂ©ritable passion.

M.V. : Tu collectionnes à côté ?

Q : Au dĂ©part, je devais avoir une cinquantaine de CD. Puis, un jour, j’ai reçu une notification concernant la sortie de la version 20ème anniversaire de l’album “Ixnay On The Hombre” de The Offspring, une magnifique version en vinyle dorĂ©. Je me suis dit « wow, il est vraiment classe, il me le faut ! » Puis, dans la foulĂ©e, je me suis achetĂ© une platine. Et maintenant j’ai pratiquement une centaine de disques en moins de deux ans.

 

M.V. : Aujourd’hui, on est lĂ  pour parler d’un projet que tu es en train – très sĂ©rieusement – de mettre en place. C’est pas mal d’heures de travail et de conception. PrĂ©sente-nous ce projet.

Q. : D’abord, je tiens Ă  dire que je ne suis pas seul sur ce projet. Historiquement, en 2017, j’avais achetĂ© un disque Ă  un disquaire qui venait d’ouvrir Ă  Nancy, le School Bar Atelier (gĂ©rĂ© par Jean-Claude Passetemps). Dans sa boutique, il y avait un disque de AC/DC que je voulais vraiment, mais je n’avais pas les moyens. Je lui avais alors demandĂ© si il pouvait me le mettre de cĂ´tĂ©. Il m’a dit « prends-le, je te fais confiance, et lorsque tu passes dans le coin et que tu as les moyens de l’acheter, tu viens me le payer. » Ça m’a vraiment touchĂ©. Lorsque j’ai eu les moyens de me l’offrir, je suis revenu en boutique avec ce disque pour le payer. Ce mĂŞme jour, j’avais apportĂ© ce disque en cours dont le thème Ă©tait la dĂ©coupe laser. Je me suis dit : “ce serait quand mĂŞme sacrĂ©ment cool de graver des disques…”

De fil en aiguille, j’ai rĂ©flĂ©chi, j’ai effectuĂ© des recherches. J’ai d’abord dĂ©couvert que ça existait dĂ©jĂ . Vestax avait lancĂ© sur le marchĂ© quelque chose de similaire avec le Vinyl Recorder T-560. J’ai constatĂ© Ă©galement que cela Ă©tait proposĂ© de manière artisanale, Ă  l’instar de Yado Vinyl. Je me suis Ă©galement renseignĂ© sur la dĂ©coupe laser, j’ai dĂ©couvert le travail d’entreprise de Rebeat Innovation. Ă€ ce moment lĂ , j’ai trouvĂ© le sujet intĂ©ressant. En parallèle, je savais que j’avais un projet tutorĂ© Ă  prĂ©senter en DUT, oĂą je comptais aller. J’ai donc conservĂ© dans un coin de mon esprit le projet de construire un graveur.

Puis, j’ai rencontrĂ© Clovis Passetemps, le fils de Jean-Claude, qui – entre temps – avait repris la boutique School Bar Atelier pour la renommer Shellac Records. Je lui ai parlĂ© de ce projet, afin qu’il en fasse partie. Une manière pour moi de remercier son père pour ce qu’il avait fait. Ensuite, j’ai rencontrĂ© La Face CachĂ©e, L’Autre Canal, ou encore Metz en Scènes, et ça a pris de l’ampleur. Actuellement, on dĂ©veloppe ce projet Ă  plusieurs.

M.V. : Tout cela est donc collaboratif.

Q. : Tout Ă  fait, je ne suis pas seul dans ce projet. Aujourd’hui, on peut distinguer deux Ă©quipes : l’Ă©quipe tutorĂ©e d’un cĂ´tĂ© – que j’ai initialement crĂ©Ă©e lors de ma première annĂ©e de DUT – composĂ©e de Amyn El Ouaer, Enzo Esteves et Hugo Poutot. De l’autre, l’Ă©quipe du projet entrepreneurial – le pĂ´le oĂą je me situe – composĂ©e de Maxence Di Cristofano, ThĂ©o Fernandez et Lucas Trussardi. Dans chaque Ă©quipe, il y a des compĂ©tences variĂ©es ; mĂŞme si on vient tous du mĂŞme endroit, on a tous un parcours diffĂ©rent. Je remercie au passage M. VINCENT, mon professeur de l’IUT, qui m’a fait dĂ©couvrir un organisme venant en aide Ă  ceux qui ont des projets d’entrepreneuriat. Au passage, je remercie Ă©galement tous les chargĂ©s de projet, et plus particulièrement Bertrand qui s’occupe de mon dossier.

M.V. : LĂ  oĂą c’est intĂ©ressant dans ce projet, c’est l’ajout de plusieurs unitĂ©s qui vont se greffer Ă  ce graveur. Parles-nous justement de la manière dont tout cela peut se dĂ©velopper.

Q. : L’idĂ©e principale c’est d’intĂ©grer, autour de ce graveur, d’autres acteurs afin de proposer quelque chose de plus massif. Le but actuel est de crĂ©er un rĂ©seau de graveurs de vinyles, dĂ©veloppĂ©s par nos soins, et le mettre Ă  disposition gratuitement aux disquaires indĂ©pendants, Ă  travers un fonctionnement de partage de bĂ©nĂ©fices, afin qu’ils puissent l’utiliser pour graver des disques sur mesure. Par exemple, graver une playlist, un livre audio, un podcast ou des albums de groupes indĂ©pendants tout en rĂ©munĂ©rant l’artiste et la personne qui en aura effectuĂ© le mastering. Ce n’est pas seulement un appareil de gravure mais surtout un outil de travail en gĂ©nĂ©ral. Ă€ l’heure actuelle, on rĂ©flĂ©chit Ă  y intĂ©grer un lecteur de carte bancaire en fonction des besoins des disquaires.

M.V. : Et comment comptes-tu approcher les disquaires indépendants à ce sujet ?

Q. : Le but dans un premier temps, c’est de dĂ©velopper la machine. Les deux premières machines automatisĂ©es qui vont ĂŞtre fabriquĂ©es seront mises Ă  la disposition des deux disquaires qui me soutiennent actuellement, Ă  savoir La Face CachĂ©e Ă  Metz, et Shellac Records Ă  Nancy. Une fois justement les machines dĂ©veloppĂ©es, le but c’est d’organiser un Ă©vĂ©nement pour faire dĂ©couvrir mettre en place tout le système, que cela fonctionne au bouche Ă  oreille en passant par des groupes comme Soutiens Ton Disquaire, pour que les gens adhèrent Ă  tout ça.

 

M.V. : Qu’en est-il des matrices qui vont servir de support indispensable Ă  ce graveur ?

Q. : Je me suis dĂ©jĂ  renseignĂ© Ă  ce niveau, en effectuant des devis. Vu que l’on grave des disques vierges, les matrices seront toutes les mĂŞmes puisque, au final, il y a un seul modèle de matrice Ă  rĂ©aliser. Du coup, cela simplifie largement les choses.

M.V. : MalgrĂ© les prĂ©mices du projet, j’effectue un parallèle avec Third Man Records, fondĂ© par Jack White aux États-Unis, qui propose la gravure sur vinyle d’un enregistrement de concert effectuĂ© quatre heures auparavant. Est-ce que l’on peut imaginer le ‘Graveur Scott’ emprunter le mĂŞme chemin ?

Q. : Toute cette partie avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© en rĂ©flexion, et elle est dĂ©sormais intĂ©grĂ©e au projet. J’ai dĂ©couvert après coup que Jack White proposait ce service pour son label. Pour le ‘Graveur Scott’, cela est d’ailleurs venue assez vite ; j’ai eu cette mĂŞme idĂ©e lors d’un concert donnĂ© par le groupe SuĂ©dois In Flames à L’Autre Canal. Ă€ un moment, le chanteur – Anders FridĂ©n – a discutĂ© avec le public. Je trouve que ce sont ces moments qui font le charme d’un concert. C’est dommage d’avoir perdu trace de celui-ci et de n’avoir pas pu le populariser.

M.V. : Ultime question, lorsqu’on parle vinyle, on parle Ă©galement de l’illustration de la pochette, de la sous-pochette, le graphisme en gĂ©nĂ©ral,… Peux-t’on imaginer intĂ©grer ces domaines artistiques au ‘Graveur Scott’ ?

Q. : À nouveau, à ce sujet, il y a des idées assez innovantes pour pousser la personnalisation du disque au maximum. Pour le moment, je garde de côté ces idées en attendant de développer le projet.

M.V. : En cette annĂ©e 2020, le ‘Graveur Scott’ va donc voir le jour…

Q. : Tout Ă  fait. De Mars Ă  Septembre, nous allons travailler sur le graveur final avec Ă©normĂ©ment d’Ă©lĂ©ments ajoutĂ©s, Ă  savoir un dĂ©but de plateforme en ligne pour y intĂ©grer des fichiers audio, tous les systèmes de gravure, l’intĂ©gration des systèmes innovants dont on a l’idĂ©e, afin de ramener davantage le vinyle dans le 21ème siècle.

M.V. : Merci Quentin ! On se retrouve bientĂ´t afin de suivre l’Ă©volution de tout ça !

Q. : Merci Ă  toi !

Liens à faire tourner…

Contacter Quentin
đź“·
Instagram

Le ‘Graveur Scott’
đź“· Instagram
🌎 Facebook

Disquaires
đź’»
Shellac Records
💻 La Face Cachée

Artiste/Groupe
đź“·
Elephant Seekers

Festival
🌎
Poing Carré Festival