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Les secrets de "Mellon Collie" des Smashing Pumpkins | Monsieur Vinyl
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Les secrets de « Mellon Collie » des Smashing Pumpkins ⭐ de l’artwork aux vinyles

« Mellon Collie And The Infinite Sadness ». À lui seul, le titre de cet album des Smashing Pumpkins parle à toute une génération des nineties. Voici quelques points de repère qui vous permettront de mieux comprendre les différents pressages en vinyle de ce disque culte, mais aussi d’en apprendre davantage sur sa pochette devenue symbolique.

Un peu d’histoire…

« Mellon Collie And The Infinite Sadness » est un album important et incontournable dans la carrière des Smashing Pumpkins. En un mot : un classique. Pas étonnant, puisque l’album se sera écoulé à environ 15 millions de copies dans le monde, dont 4 millions rien qu’aux États-Unis. Des ventes honorables pour un album multigenres, fusionnant Rock Progressif et électronique, Metal et Grunge,… Ce sera – et c’est toujours – le plus gros succès artistique de la troupe à Billy Corgan.

Billy Corgan, parlons-en justement. Car si il y a bien une tête pensante chez les Smashing Pumpkins, c’est bien lui. Peut-être même parfois a t-il une attitude plutôt égocentrée, mais passons… Pour le troisième album, Billy voit les choses en grand, et c’est chez un certain Roger Waters (Pink Floyd) qu’il va trouver son inspiration : lui aussi veut concevoir un double concept-album, à l’image de « The Wall ». Corgan va alors s’atteler à écrire un album traitant de la vie et de la mort, et donnera ainsi naissance à ‘Mélancolie et la Tristesse Infinie’, une sorte de croisé romantico-gothique.

Avec Flood et Alan Moulder à la production (qui remplaceront tous deux Butch Vig au pied levé – ce dernier qui les suivaient depuis les deux premiers albums), le groupe entame les premiers enregistrements de l’album non pas dans un studio dédié mais dans une salle de répétition. Flood insiste pour que les Smashing soient plus vigilants sur le temps passé à l’écriture de leurs morceaux. Le tout sera, bien entendu, finalisé en studio, notamment pour la partie overdubs, et cela va prendre du temps : en tout, les Smashing passeront chaque jour 14 heures en studio. Découleront 57 chansons, dont le nombre sera finalement réduit à 28 afin de coller à l’esprit d’un double album.

Le vinyle

Lorsque l’album sort le 24 Octobre 1995 dans les bacs, il est bien d’abord décliné en double CD et double cassette. Ce n’est qu’à partir du 29 Avril 1996 que l’édition vinyle est diffusée. Cette dernière est divisée en 3 disques (soit 6 faces au total) et le tout est conçu à partir d’un procédé de coupe Direct Metal Mastering (DMM). L’ordre des chansons y est totalement différent que l’ordre initial présent sur le CD ou encore de la cassette. Sur le sillon, on y retrouve même deux chansons supplémentaires (« Tonite Reprise » et « Infinite Sadness »).

Toutefois, même si le groupe est américain, ce ne sera pas une raison apparemment suffisante pour que le vinyle se retrouve en 1995 dans les bacs aux États-Unis. C’est ironiquement en Europe qu’il faudra se rendre pour mettre la main dessus. Les américains devront même attendre l’année 2012 pour voir enfin apparaître une édition microsillon de « Mellon Collie And The Infinite Sadness » au sein d’une box éditée à l’occasion des presque-20 ans de l’opus.

Le vinyle original européen, lui, a une histoire bien particulière. Car si vous souhaitez le trouver, il va vous falloir être patient, et surtout vigilant. Tout d’abord, il faut savoir que c’est une pochette numérotée. En effet, une petite case blanche est située en bas à droite du recto, et contient un numéro. Dès le départ, il faut comprendre que ce numéro est initialement composé de quatre chiffres puisque, à la sortie de l’édition vinyle, celle-ci n’est limitée qu’à 5000 exemplaires. C’est seulement vers la fin de l’année 1996 qu’une deuxième vague de pressage (toujours numérotée) a lieue, outrepassant grandement les 5000 exemplaires de la première vague. Ainsi, toutes les pochettes de vinyles de « Mellon Collie… » affichant un nombre supérieur à 5000 sont issus de la seconde vague du pressage original. Et, inversement, toutes les pochettes numérotées inférieurement au nombre de 5000 sont des pressages originaux.

Bien sûr, beaucoup me diront qu’ils ont dans leur collection une édition avec une case blanche vide. Normal, puisqu’il s’agit du repress publié en 1998. Toutefois, il y a aussi aujourd’hui énormément d’éditions non officielles en circulation avec cette même case blanche vierge.

À écarter immédiatement, tous les pressages couleurs anglais parus en 2007 (bronze, blanc transparent, rouge, jaune) ainsi que ceux parus en 2020 aux États-Unis (rouge, jaune). Méfiez-vous également des versions en triple vinyles noirs dont la pochette ne comporte aucune case de numérotation. C’est le cas de plusieurs d’entre eux qui se sont immiscés sur le marché en 2007, 2009, 2019 et 2020. Enfin, le dernier pressage non officiel en date est un triple vinyle bleu transparent paru en fin d’année 2021 aux États-Unis.

L’artwork

C’est une pochette devenue totalement culte qui sera imaginée par Billy Corgan et le très créatif Frank Olinsky (dont on doit le logo de MTV). En réalité, c’est un subtil et savant collage que l’on y aperçoit. En effet, la femme qui sort de l’étoile sur la couverture est née d’une fusion entre une peinture de Raffaello pour le corps (« Sainte Catherine d’Alexandrie », peinte vers 1507) et une autre peinture réalisée par Jean Baptiste Greuze pour le visage (« Le Souvenir », vers 1787-89). Le fond céleste, quant à lui, est un visuel issu d’une encyclopédie, et l’étoile provient d’une publicité pour un whisky. Ce collage a été réalisé à l’époque par John Craig. Cet artwork résonne, encore aujourd’hui, auprès de toute une génération.